Configuration actuelle de la mission

Responsable, pour la France, de l’Union pontificale missionnaire, œuvre chargée de la formation au sein des OPM, Pierre Diarra enseigne à l’ISTR de l’Institut catholique de Paris. Il est membre du Conseil épiscopal pour le dialogue interreligieux et les nouveaux courants religieux.

À partir des témoignages précédents qui constituent ce dossier, il est possible d’indiquer des pistes de réflexions théologiques. Les témoins insistent sur leurs relations avec le Christ et sur celles qu’ils doivent tisser avec les personnes vers qui ils sont envoyés, en dévoilant comment le Christ est au fondement de la mission et pourquoi celle-ci est avant tout un service. Pour le missionnaire, cela suppose d’abord un lien spécial avec le Christ, une vocation, avec un désir ressenti personnellement et confirmé par un appel officiel en Eglise. Cela implique ensuite, pour la personne envoyée, un travail sur soi et une formation adéquate pour mieux rendre service.

La mission: sortir de sa coquille

Pour Bertrand Evelin, missionnaire Oblat de Marie Immaculée (OMI), la mission exige que l’on sorte de sa coquille, de soi-même. L’expérience d’un séjour à l’étranger permet de relativiser diverses choses : « il existe donc sur la planète d’autres nombrils, par lesquels passent d’autres axes du monde, d’autres mises en cohérence du réel. » Les Bwa du Mali disent : « Tant que le crapaud n’est pas tombé dans l’eau chaude, il ignore qu’il existe autre chose (que l’eau froide)[1]. » Le contexte du proverbe et le symbolisme des Bwa permettent de préciser que l’eau froide renvoie à une certaine paix, tandis que l’eau chaude indique l’empressement, l’agitation, voire le conflit et la violence. Changer de cadre de vie comporte toujours une certaine violence et, pour être bien comprise, la nouvelle situation doit être mise en rapport avec l’ancienne. De même, l’eau froide doit faire penser à l’eau chaude tout comme la tranquillité doit suggérer l’agitation ou l’inquiétude.

Sortir de chez soi pour aller chez les autres est une expérience qui permet de découvrir comment les autres vivent, différemment, et aussi de percevoir avec un nouveau regard comment on vit soi-même. Chercher à comprendre le sens des différences c’est écouter ce qu’en disent les personnes chez qui on les trouve. Que dit-on, par exemple, de la manière d’accueillir l’étranger, des règles concernant les bonnes manières, le « bien parler »? Comment communique-t-on selon « les bonnes coutumes » locales?

Bertrand Evelin se préoccupe de l’histoire de la Bretagne au moment où il va s’en éloigner, comme s’il était nécessaire de retrouver ses racines pour mieux s’ouvrir à l’altérité. Pour sortir de sa coquille, faut-il s’assurer qu’on pourra s’y référer? Si les autres peuvent expliquer une cohérence qui gagne à être connue, il faut que le missionnaire puisse expliquer à son tour qui il est et la cohérence des personnes avec qui il vivait avant d’être envoyé. La relativité culturelle ainsi dévoilée grâce à la présence du missionnaire, témoin d’une autre culture, favorise une ouverture aux cultures qui portent le message biblique depuis de nombreux siècles.

Pour aller vers les autres, le missionnaire doit vaincre sa timidité et inventer des « stratégies » pour communiquer. Il s’agit, selon Bertrand Evelin, « d’une mise à nu : le passage, déroutant mais nécessaire, du prosélytisme conquérant à la quête d’une vérité toujours à venir ». Qu’un Français se rende en Afrique, au Canada ou ailleurs, le problème reste très concret : « comment entrer en contact avec les autres? » Comment s’adresser à l’autre de façon naturelle ? Pour Bertrand Evelin, « il n’y a pas de mission sans décentrement ; osons le mot : sans mise à mort ! » Se décentrer pour connaître les autres avant de leur proposer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ ; d’où la nécessité, pour le missionnaire, de parler la langue des autres.

La mission: parler la langue des autres

Le missionnaire propose l’Evangile tel qu’il a été inculture dans son peuple. Quel que soit le peuple, s’il accueille un missionnaire, il entre dans un processus d’accueil du Christ ressuscité. Certains résistent, d’autres l’accueillent et se convertissent. Le missionnaire prend conscience que le Christ le conduit vers une nouvelle manière de https://www.diocesemontreal.org/en/news/news/world-mission-sunday-2014

vivre la foi chrétienne, en donnant, dans un contexte nouveau, une place prépondérante à la langue locale pour préciser la théologie, l’ecclésiologie et la sotériologie chrétiennes.

Tout étranger est invité à apprendre la langue des personnes qui l’accueillent. Pour le missionnaire, une note supplémentaire doit être précisée. En effet, il s’agit aussi de comprendre les conceptions philosophiques et religieuses des personnes à qui le missionnaire est envoyé. Il faut que le missionnaire soit, à la suite de saint Paul, juif avec les Juifs et grec avec les Grecs. Quels que soient le missionnaire et son profil imaginé — on se forge toujours sa « petite idée » sur « le missionnaire » — on se rend vite compte que chaque missionnaire est différent et qu’il faut l’accueillir tel qu’il est, en toute confiance, en vue d’une commune compréhension de l’inculturation. Selon Jean-Paul II, « le processus d’insertion de l’Eglise dans les cultures des peuples demande beaucoup de temps : il ne s’agit pas d’une simple adaptation extérieure, car l’inculturation “signifie une intime transformation des authentiques valeurs culturelles par leur intégration dans le christianisme, et l’enracinement du christianisme dans les diverses cultures humaines”. C’est donc un processus profond et global qui engage le message chrétien de même que la réflexion et la pratique de l’Eglise » (Redemptoris missio n°52).

Ce processus d’inculturation ou d’interculturation[2] permet aux chrétiens vivant de plusieurs cultures de tenir compte des exigences de l’interculturation, si chère à Michael Amaladoss et aux théologiens asiatiques. Il faut entrer dans une logique d’échanges entre Eglises et cultures diverses, sans peur de désamorcer bien des conflits théologiques. En incarnant l’Evangile dans les cultures du monde, l’Eglise tente en même temps d’introduire tous les peuples, avec leurs particularités, dans la grande communauté des chrétiens, l’Eglise universelle.

La joie de l’Évangile comme un parfum

Il est important pour le missionnaire de savoir qu’il va pouvoir partager ses convictions avec diverses personnes. Les valeurs universelles telles que l’accueil, le partage ou la simplicité de vie des populations, peuvent amener le missionnaire, tel Mgr  Gnonhossou, évêque béninois, à découvrir que « la mission ne consiste pas en premier lieu à enseigner la foi à l’autre mais à faire avec l’autre le chemin de sa rencontre de bonheur, de sa découverte de la présence de Dieu ». Le missionnaire découvre souvent un peuple qui inspire respect par l’attachement à sa culture, l’attention aux femmes, aux personnes âgées et aux enfants. « Ce que, par respect et amour, nous donnons aux autres nous revient sous une autre forme ». Maria Lee présente la joie de se donner, de proposer et de recevoir l’Evangile comme un parfum : « le meilleur chemin d’évangélisation c’est d’être soi-même évangélisé. Ce n’est pas de faire des tas de choses extraordinaires. C’est plutôt de témoigner de la beauté, de la joie de l’Evangile à l’image d’un parfum, en contemplant sans cesse celui qui nous aime, nous transfigure, nous fortifie et nous envoie à la rencontre des frères et des sœurs pour nous donner au service de la venue du Royaume de Dieu. »

Comme l’explique Bertrand Evelin, il faut savoir « vider les poches » devant Dieu : « En dialogue avec d’autres, nous y avions joué les notes de la foi et de la charité, rendu compte de l’espérance qui est en nous, été témoins des joies et des espoirs, des tristesses et des angoisses des hommes et des femmes de ce temps. Désormais, les poches pleines, il nous revenait de déposer cette vie du monde au pied de Celui à qui elle revient. » À chaque peuple l’Eglise transmet ses valeurs, en assumant ce qu’il y a de bon dans chaque culture et en la renouvelant de l’intérieur, comme la déclaration conciliaire Nostra aetate l’a bien signifié : L’Église « exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en eux » (n° 2). Par l’inculturation et l’interculturation, l’Église et tout missionnaire entrent dans un processus qui, loin d’être un chemin d’aliénation, ouvre une voie de libération et de développement intégral grâce à l’Évangile : « c’est à la liberté que vous avez été appelés » dit saint Paul aux Galates (5,13).

Dans un monde marqué par la pluralité et la relativité, le risque est grand de privilégier ce qui semble sûr, dogmatique, en cédant à des crispations. Annoncer un Dieu qui libère, c’est inviter au dialogue et à la construction commune d’un monde où il fait bon vivre. Les personnes plus ou moins intégristes imaginent souvent des vérités sûres, sans nuances, laissant peu de place à celui qui ne partage pas les mêmes convictions. Elles croient qu’il est inutile de dialoguer si l’interlocuteur n’est pas disposé à changer de religion ; de même elles refusent l’œcuménisme. Il est urgent de privilégier l’amour, l’ouverture de chemins de dialogue et les engagements communs pour faire advenir un règne de justice et de paix.

La mission: entrer en relation, écouter

Plus qu’un « faire », explique Annonciata Mapendo Masirika, la mission engage d’abord dans des relations interpersonnelles. « Dans le dialogue avec mes sœurs en communauté, j’ai pris conscience que la première chose à faire c’était d’entrer en relation avec [cette femme étrangère] à travers des visites régulières. […] https://www.thecatholicthing.org/2015/02/04/catholics-fear-attacks-india/nun-greets-refugee-at-camp-in-india/

Marginalisée par son entourage, elle s’était repliée sur elle-même et était devenue agressive. » Accepter de ne pas « donner tout de suite ce que l’on a » peut permettre de tisser de bonnes relations et de mieux percevoir l’ampleur des problèmes. On comprend pourquoi, [à propos d’un service d’aide à domicile auprès de personnes âgées], la provinciale des Franciscaines missionnaires de Marie a dit à Maria Lee : « Ce n’est pas une tâche très facile et c’est fatigant. Mais si tu veux le faire, c’est un travail magnifique, comme franciscaine, pour contacter des personnes isolées. »

La mission peut consister en une présence : « essayer d’être là, avec eux, sachant très bien que le dialogue n’est parfois qu’un monologue ». Le père Léo comprend que son apostolat de « présence » précède celui du « faire ». Dans un contexte de violence, témoigner de sa vie de foi, de l’Évangile de Jésus-Christ, renvoie réellement au martyre des chrétiens. Ces derniers sont invités à faire preuve de patience et de persévérance dans le dialogue islamo-chrétien pour goûter l’amour et la bonté de Dieu. La construction de la paix est à ce prix.Quand « l’immense majorité de la population nigérienne est de religion musulmane, le reste se répartissant entre les diverses confessions chrétiennes et la religion traditionnelle africaine », il est important de ne pas avoir pour seule conception de la mission une proposition de l’Évangile en vue d’amener les populations à se convertir et à adhérer au christianisme. Le missionnaire risque de se décourager assez vite. Le père Léo Laurence a quitté son emploi, sa famille, son pays et a accepté de se former, durant onze ans avec les Missionnaires d’Afrique, pour se retrouver dans la paroisse de Zinder, au Niger, à s’occuper de quelque quatre cents chrétiens dont la plupart sont des « expatriés venus du Bénin, du Togo, du Ghana, du Nigeria, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire ». Il propose un Évangile pour la paix et la joie, en dialoguant avec les musulmans, parfois en leur faisant des promesses. Après avoir appris que les matériaux [qu’on voulait lui acheter] serviraient à la construction du mur d’enceinte de l’église, le commerçant Issoufou dit : « Selon ma religion, si je vous vends [ces matériaux], j’irai en enfer. » Le missionnaire lui dit : « si jamais vous êtes envoyé en enfer parce que vous m’avez vendu, à moi un chrétien, des marchandises, alors je prendrai votre place pour aller en enfer. » À cette promesse, Issoufou a accepté de prendre l’argent et de vendre les marchandises.

Contempler et faire un travail sur soi-même

Le baptisé, invité fortement depuis le concile Vatican II à vivre pleinement la mission, ne peut pas faire l’économie de la contemplation. Il est, à la suite du Christ, un trait d’union entre ses frères et sœurs au sein d’une Église désormais perçue comme sacrement du salut, signe qui réalise ce qu’il signifie. Avec toute l’Église, il est invité à scruter les signes des temps en articulant activités missionnaires et contemplation.

Bertrand Evelin attire l’attention sur le passage de l’évangile de Luc où Jésus envoie les soixante-douze disciples (Lc 10, 1 sqq), notamment sur leur retour de mission : « A leur retour, les disciples ne racontent pas ce qu’ils ont fait mais ce qu’ils ont vu : “Seigneur, même les démons nous étaient soumis en ton nom”. Ils se définissent comme contemplatifs, scrutateurs des signes des temps. » Il s’agit d’un regard postpascal, à l’affût des signes discrets du Ressuscité au cœur du monde. C’est là que le missionnaire est invité à se former à la liberté et à la dignité, à vivre de façon nouvelle, en comptant sur le Seigneur et en faisant confiance aux personnes vers qui il est envoyé. Selon Maria Lee, une telle confiance est l’« unique bagage pour partir vers le pays » où elle est envoyée. C’est cette confiance qui permet aux « missionnés » d’accueillir facilement le missionnaire et, au-delà, l’Évangile du salut.

La mission est avant tout l’œuvre de Dieu

Étant avant tout l’œuvre de la Trinité, la mission s’enracine dans la foi, dans la confiance en un Dieu qui est lui-même missionnaire, comme le précise Raymond Rossignol. Dans son immense bonté, le Père a envoyé son Fils, l’unique sauveur et l’Esprit, le « protagoniste de toute la mission ecclésiale » (RM n°21). La missio Dei renouvelle l’Église, renforce la foi et l’identité chrétienne (RM n°2). Le missionnaire dirige son regard vers toute personne humaine, afin qu’elle se tourne vers le Christ et prenne conscience de l’originalité salvatrice du Verbe incarné (GS n°22). La mission prend sa source en Dieu (Gn 1, 1 ; Jn 1, 1 ; AG n°2-4) et, même si les disciples sont « associés » à la mission du Christ, elle reste essentiellement l’œuvre de Dieu. C’est l’activité de Jésus et de l’Esprit, au cœur même du projet d’amour du Père (Jn 15, 26-27; Mt 28, 16-20 ; AG n°3). Parce qu’elle est l’œuvre de la Trinité, la mission se précise dans la prière et la méditation, là même où le missionnaire est intimement relié à la Trinité, comme l’explique Jean-Paul II (RM n°91).

Selon Msg Gnonhossou, on peut être pauvre et heureux, si l’on accueille un Évangile de la joie (Lc 4, 18-21) et si l’on perçoit l’attention du Seigneur pour les pauvres et les petits. Au Seigneur qui semble l’appeler, Sœur Maria Lee n’hésite pas à demander : « où m’appelles-tu ? » Elle est prête à recevoir humblement l’aide des autres pour discerner la volonté du Seigneur, à lâcher prise et à recevoir une parole d’encouragement, du type : « Maria, confiance! N’aie pas peur! Le Seigneur est avec toi ». Pour elle, proposer l’Évangile à des personnes, c’est aussi se laisser évangéliser par elles et vivre tout simplement avec elles. En travaillant auprès de personnes âgées, elle a appris à écouter, à lutter avec elles contre la souffrance de la solitude, l’angoisse des handicaps liés au grand âge, les blessures dans les relations familiales et dans l’Église. En vivant ailleurs dans un pays multiculturel, on apprend à ne pas généraliser. Comme Maria Jésus de Souza, reconnaître que le Seigneur est le Maître de la mission peut être une source de courage. Le témoin doit être convaincu que le Seigneur donnera « les grâces nécessaires » pour relever tous les défis, en particulier pour aider les pauvres, les malades et les vieillards abandonnés.

L’avenir de l’évangélisation passe par les échanges entre Églises

Pour Raymond Rossignol, « l’avenir de l’évangélisation passe par l’échange entre Églises » ; le dynamisme des jeunes Églises doit être partagé et l’Église qui a reçu doit pouvoir donner à son tour. Faut-il dire que les Églises « du Nord » sont réduites à appeler au secours les Églises « du Sud »? Il ne s’agit pas de faire venir en Occident des prêtres et des religieuses d’ailleurs pour « dépanner », « boucher un trou », comme l’écrit Raymond Rossignol, en critiquant cette manière de voir les échanges. Il s’agit de soutenir le dynamisme missionnaire partout dans le monde, de renforcer les signes de fraternité et de communion, en étant convaincu que « Dieu a distribué ses do ns multiples dans une diversité de cultures ». Raymond Rossignol insiste sur l’importance de ces échanges entre Églises : « Le missionnaire étranger ne devrait pas être considéré comme la roue de secours (dont on aurait aimé se passer !) ; son arrivée devrait être vue comme une aubaine permettant de découvrir d’autres façons de concevoir la vie chrétienne, de prier, etc. […] il est essentiel de lui faire confiance. » Et il s’interroge : « L’Église de France est-elle prête à confier d’importantes responsabilités, et pas seulement au niveau diocésain, à des missionnaires venus d’ailleurs ? »

Comment témoigner de l’amour dans un monde violent, sinon en multipliant les signes de dialogue, de fraternité et de paix ? Les échanges entre Églises, où s’engagent des prêtres, des religieux, des religieuses et des laïcs dans la mouvance de l’encyclique Fidei donum, sont des signes forts pour le monde. Celui-ci est de plus en plus confronté au nationalisme et au rejet de l’étranger, du migrant et de toutes les personnes qui quittent leur pays pour aller là où les conditions de vie sont plus humaines, en fuyant les guerres, les persécutions et autres fléaux. Comment coopérer entre Églises et même entre pays pour favoriser la lutte contre la guerre, la pauvreté, l’oppression et les persécutions de toutes sortes ? Comment nos contemporains peuvent-ils s’organiser, ici comme ailleurs et tous ensemble, af in que chacun soit plus libre pour chercher Dieu, travailler avec d’autres pour plus de justice, de paix et d’amour ?

La mission peut être une aventure douloureuse quand les missionnaires se rendent dans des lieux où régnent la guerre et des tensions sociales. Cependant, elle exprime la préoccupation de la Trinité qui veut que toute personne humaine soit sauvée et parvienne à la connaissance de la vérité (1 Tm 2, 3-7). Tous les « disciples-missionnaires », d’ici et d’ailleurs, peuvent témoigner, ici et ailleurs, du dynamisme missionnaire et des richesses des Églises, de l’espérance et des attentes des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Ensemble, tous sont invités à vivre, de multiples manières, les échanges entre Églises, la fraternité, la communion et l’amour révélés en Jésus-Christ.

(Ref.: Spiritus– Revue d’expériences et de recherches  missionnaires, N° 224 Septembre 2016, pp. 334 – 342 ; a Spanish translation of this article can be found in the Spanish edition of SPIRITUS; an English translation of this article can be found on SEDOS website in a while)

[1] Pierre DIARRA, Proverbe et philosophie. Essai sur la pensée des Biva du Mali, Paris, Karthala, 2002, p. 94.

[2] Ce terme permet de signifier que l’Évangile arrive rarement dans une seule culture, mais dans des contextes où les hommes et les femmes vivent de plusieurs éléments de diverses cultures, d’où l’articulation entre inculturation et mission inter gentes ; voir Pierre Diarra, « De l’inculturation à Tinter gentes. Un chemin d’un vivre-ensemble », dans Paulin Poucouta, Gaston Ogui et Pierre Diarra (eds.), Les défis du vivre-ensemble au XXF siècle. Contributions à l’occasion des 15 ans de l’Université catholique d’Afrique de l’Ouest, Paris, Karthala, 2016, p. 167-178.

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